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Par agencemonalisa dans ACCUEIL le 25 Avril 2012 à 21:59
"Au printemps de quoi rêvais-tu?" J Ferrat
Mars, belliqueux, avril frileux, mais Mai enfin lumineux et audacieux. Mai, le mois des fleurs bourdonnates d'abeilles, de parfums partout croisés dans les jardins publics où les amoureux, les enfats et les étudiants s'attardent pour lire, rire, jouer et profiter du printemps installé.
Mai du 2er jour
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Par agencemonalisa dans ACCUEIL le 24 Avril 2012 à 10:54
Par la Radio, la Télévision, les réseaux sociaux, les chansons, essais politiques et écrits littéraires, nous véhiculons des mots que des experts en communications organisent en slogans, aussi bien pour la publicité que la politique.
Les mots dans l'air du temps sont tout à la fois neufs, mais aussi reliés de près ou de loin à une ou des histoires, des contextes plus ou moins inscrits dans nos mémoires ou inconscients. Pour communiquer et vivre ensemble nous nous appuyons sur les mots, toujours forts, mais aussi facteurs de bien de malentendus.
Tandis que certains cherchent les mots justes qui respectent et rassurent, d'autres jettent aussi fort qu'en désordre des mots comme des flèches qui tombent, rebondissent, s'agglomèrent et créent autant de confusion que de tensions et oppositions faisant monter l'extrême Droite..
Qu'est-ce que la fête du travail sinon la fête célébrant non seulement l'effort collectif, le partage social des responsabilités et les valeurs de ceux qui travaillent, qu'une très ancienne fête remontant aux gaulois attachés à échanger des bouquets de muguets ramassés dans les bois !
Si le calendrier chrétien avait récupéré cette date pour célébrer Jeanne d'Arc, c'était sans doute pour excuser ceux qui l'avaient utilisée puis abandonnée au nom de la raison d'Etat. Car enfin qui a abandonné la Sainte Mucelle sinon ceux là mêmes qui l'avaient encouragée à guerroyer ? Alors bien sûr qu'on doit célébrer ce symbole des femmes héroïques régulièrement sacrifiées par l'Histoire écrite par les hommes.
L'extrême Droite a récupère la pauvre Jeanne d'Arc, main armée par le Dieu catholique boutant les étrangers. Image définitivement guerrière du mythe d'une France aux Français !
Aujourd'hui on nous propose une fête du "Vrai travail"
Pour quoi le vrai travail? Celui que nous exerçons tous les jours ne seraient pas vrai? Celui que les demandeurs d'emploi ont perdu ou qu'ils recherchent ne seraient -ils pas un vrai travail? Le vrai travail serait-il un filon caché quelque part sous nos pieds et nos yeux que nous ne verrions pas ?
Le Travail reste le grand absent pour une société depuis longtemps fragilisée par un chômage de masse. Cela tous les Français le savent assez sans qu'on doive encore les diviser davantage sur ce sujet.
Attention aux mots qui insinuent sans rien dire ! Attention aux mots utilisés à contre sens ! Attention à tout ce non sens qui rend les plus fragiles fous.
Le travail c'est la santé ! H Salvador avait tout dit
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Par agencemonalisa dans ACCUEIL le 10 Avril 2012 à 18:03
Malraux avait annoncé que le XX°s serait religieux ou ne serait pas, et chacun s'était dit que la laïcité permettrait par le respect social et la neutralité de l'Etat une vie culturelle et spirituelle plus riche et harmonieuse.
Oui mais il en a été de la Religion comme de la Culture, que l'on a peu à peu transformer en espaces divisions sinon d'oppositions. Cette fois-ci ce ne sont pas les Catholiques qui auront tiré les premiers, mais plutôt de faux laïcs d'abord intolérents. Tandis que les horoscopes fleurissaient sur tous les journaux écrits, télévisés ou Internet et que nombre d'Occidentaux diplômés exploraient les spiritualités orientales et extrêmes orientales, on n'a plus su aborder les pratiques sectaires, les replis communautaristes et les confusions entre piété et pratiques, culturelles, réflexes sociaux et groupes de pressions politiques.
La religion qui relie des hommes, femmes et enfants autour de mots, chants, prières et gestes de fraternité; non seulement pour recréer du lien et une communion au moins temporaire, mais aussi pour viser, plus haut, plus loin, par de-là les soucis, les souffrances les questions sans réponse.
Chacun dans sa famille culturelle ou religieuse cherche ce lien invisible ou clairement exprimé, en même temps que chaque groupe est tenté par l'idée de se renforcer en repoussant, sinon rejetant les autres.
Nous voulons affirmer que dans toutes les langues, avec tous les outils culturels et spirituels, avec ou sans Eglise constituée, les Hommes cherchent un peu de sens, et sinon la paix, un peu de compassion. Certains qui veulent se transcender pour peut être aller plus vite et plus loin sur le chemin de leur épanouissement individuel, multiplient les conditions de progression en divisant autant leur groupe qu'en opposant leur groupe aux autres communautés.
Alors, calmons nos ardeurs, notre impatience et nos résitances envers ceux qui pensent, créent ou croient autrement !
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Par agencemonalisa dans ACCUEIL le 8 Avril 2012 à 09:21
Toute organisation sociale nécessit des règles d'organisation quotidienne, en même temps que chaque groupe porte plus ou moins explicitement des valeurs et relations au Temsp, à l'Espace et aux autres (voisins, étrangers, concurrents...). La politique est née de la prise de conscience du fait qu'on vivait entre la sphère privée où chacun évolue selon les principes et valeurs de sa famille et de sa propre culture, et une sphère publique devant permettre à tous de vivre ensemble, en paix, sinon en harmonie. Avec les trois clés de lecture de Liberté, Egalité et Fraternité, on devrait disposer d'un kit de survie, mais aussi de réel aboutissement social, culturel, économique et donc politique.
Les grands déséquilibres actuels sont sans doute étroitement liés à la marche forcée d'un Monde aux bouleversements permanents, qui font naître, grandir, vivre et mourir de plus en plus d'Hommes sous des cieux, réalités linguistiques et culturelles différentes, dans une logique de plus en plus globalement soumise aux Lois des Marchés.A ces différentes échelles et rythmes les destins individuels sont difficiles à valoriser, et chacun s'emploie de son mieux à ne pas trop dériver de ses propres valeurs et rêves; souvent emporté par des vents contraires.
C'est aussi dans ce monde qui fracture, disperse et individualise qu'on s'étonne du désintérêt croissant des Hommes envers la Politique ! Mais quelle politique, pour quels projets, à quelles échelles ?
Dans ce temps de Crise aussi bien financière, économique que sociale et culturelle, il aurait stupéfiant que la Politique reste capable de nous organiser en défendant les Droits de chacun pour l'intérêt de tous !
Les programmes, même les plus généreux ou les moins intrusifs, ne parviendront pas à répondre aux urgences non pas seulement de la nécessité de réduire une dette fantastique, mais surtout de mesurer la misère culturelle de ceux qui nous ont amenés là et qui veulent continuer à nous diriger !
L'Homme est d'abord un animal culturel, un être pétri d'Histoires et de rêves accumulés, enchevétrés et plus forts que tous les bilans comptables ou solgans de haine. L'Homme veut d'abord vivre en équilibre, entre le jour et la nuit, de la peur à l'amour.
De générations en générations les métissages ont multiplié des Hommes "libres, Egaux et fraternels" au moins dans leur tête ! Ces Hommes n'acceptent plus les réducteurs de têtes, où qu'ils soient.
Dans ces temps d' éléctions où l'on redoute l'abstention, nous devons à la fois admettre que l'offre politique est largement insuffisante par rapport aux enjeux, mais que ce n'est ni par rapport à la dette, ni par rapport à une quelconque surenchère démagogique que l'on mobilisera des esprits et des coeurs qui attendent autre chose.
Dans le respect des religions, des cultures minoritaires et des différences, c'est une approche politique nouvelle qui doit nous donner un nouveau souffle.
Sans doute n'en sommes nous pas encore tout à fait conscients, mais à condition d'éviter les extrêmes ou purs discours rhétoriques, et en gardant toutes nos forces communes pour avancer ensemble, nous devrions bientôt trouver le bon vent, quelque part entre l'effort et le justice.
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Par agencemonalisa dans ACCUEIL le 4 Avril 2012 à 19:46
Dans sa course ou son pas tranquille, chacun croise et saisit sans cesse des bribes de chansons, de mélodies, de conversations; arrêtant son regard sur une façade, un bouquet, une tache de couleur ou un objet posé sur un banc.
Nos esprits capturent, effleurent, collectent, trient et emportent pour un moment ou durablement des sensations, images, et souvenirs plus ou moins peu à peu tissés.
Les artistes amateurs ou passionnés veillent pour sentir et comprendre ces attitudes, en même temps qu'ils y reviennent de mille façons, en étapes successives de réflexions, esquisses, appropriations, inventions et partages.
Partages pour témoigner, partages pour renvoyer à chacun de nous un peu de nos sensations abouties, de nos impressions formalisées, de rêves figurés....
Les artistes ne seraient-ils pas des voleurs d'éléments épars choisis, saisis et réinventés pour nous? Les artistes ne seraient-ils pas des Hermès toujours en chemins entre le ciel et la terres les coeurs et les têtes les matières et la vie ?
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