• Malraux avait annoncé que le XX°s serait religieux ou ne serait pas, et chacun s'était dit que la laïcité permettrait par le respect social et la neutralité de l'Etat une vie culturelle et spirituelle plus riche et harmonieuse.

    Oui mais il en a été de la Religion comme de la Culture, que l'on a peu à peu transformer en espaces divisions sinon d'oppositions. Cette fois-ci ce ne sont pas les Catholiques qui auront tiré les premiers, mais plutôt de faux laïcs d'abord intolérents. Tandis que les horoscopes fleurissaient sur tous les journaux écrits, télévisés ou Internet et que nombre d'Occidentaux diplômés exploraient les spiritualités orientales et extrêmes orientales, on n'a plus su aborder les pratiques sectaires, les replis communautaristes et les confusions entre piété et pratiques, culturelles, réflexes sociaux et groupes de pressions politiques.

    La religion qui relie des hommes, femmes et enfants autour de mots, chants, prières et gestes de fraternité; non seulement pour recréer du lien et une communion au moins temporaire, mais aussi pour viser, plus haut, plus loin, par de-là les soucis, les souffrances les questions sans réponse.

    Chacun dans sa famille culturelle ou religieuse cherche ce lien invisible ou clairement exprimé, en même temps que chaque groupe est tenté par l'idée de se renforcer en repoussant, sinon rejetant les autres.

    Nous voulons affirmer que dans toutes les langues, avec tous les outils culturels et spirituels, avec ou sans Eglise constituée, les Hommes cherchent un peu de sens, et sinon la paix, un peu de compassion. Certains qui veulent se transcender pour peut être aller plus vite et plus loin sur le chemin de leur épanouissement individuel, multiplient les conditions de progression en divisant autant leur groupe qu'en opposant leur groupe aux autres communautés.

    Alors, calmons nos ardeurs, notre impatience et nos résitances envers ceux qui pensent, créent ou croient autrement !  


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  • Toute organisation sociale nécessit des règles d'organisation quotidienne, en même temps que chaque groupe porte plus ou moins explicitement des valeurs et relations au Temsp, à l'Espace et aux autres (voisins, étrangers, concurrents...). La politique est née de la prise de conscience du fait qu'on vivait entre la sphère privée où chacun évolue selon les principes et valeurs de sa famille et de sa propre culture, et une sphère publique devant permettre à tous de vivre ensemble, en paix, sinon en harmonie. Avec les trois clés de lecture de Liberté, Egalité et Fraternité, on devrait disposer d'un kit de survie, mais aussi de réel aboutissement social, culturel, économique et donc politique.

    Les grands déséquilibres actuels sont sans doute étroitement liés à la marche forcée d'un Monde aux bouleversements permanents, qui font naître, grandir, vivre et mourir de plus en plus d'Hommes sous des cieux, réalités linguistiques et culturelles différentes, dans une logique de plus en plus globalement soumise aux Lois des Marchés.A ces différentes échelles et rythmes les destins individuels sont difficiles à valoriser, et chacun s'emploie de son mieux à ne pas trop dériver de ses propres valeurs et rêves; souvent emporté par des vents contraires.

    C'est aussi dans ce monde qui fracture, disperse et individualise qu'on s'étonne du désintérêt croissant des Hommes envers la Politique ! Mais quelle politique, pour quels projets, à quelles échelles ?

    Dans ce temps de Crise aussi bien financière, économique que sociale et culturelle, il aurait stupéfiant que la Politique reste capable de nous organiser en défendant les Droits de chacun pour l'intérêt de tous !

    Les programmes, même les plus généreux ou les moins intrusifs, ne parviendront pas à répondre aux urgences non pas seulement de la nécessité de réduire une dette fantastique, mais surtout de mesurer la misère culturelle de ceux qui nous ont amenés là et qui veulent continuer à nous diriger !

    L'Homme est d'abord un animal culturel, un être pétri d'Histoires et de rêves accumulés, enchevétrés et plus forts que tous les bilans comptables ou solgans de haine. L'Homme veut d'abord vivre en équilibre, entre le jour et la nuit,  de la peur à l'amour.

    De générations en générations les métissages ont multiplié des Hommes "libres, Egaux et fraternels" au moins dans leur tête !  Ces Hommes n'acceptent plus les réducteurs de têtes, où qu'ils soient.

    Dans ces temps d' éléctions où l'on redoute l'abstention, nous devons à la fois admettre que l'offre politique est largement insuffisante par rapport aux enjeux, mais que ce n'est ni par rapport à la dette, ni par rapport à une quelconque surenchère démagogique que l'on mobilisera des esprits et des coeurs qui attendent autre chose.

    Dans le respect des religions, des cultures minoritaires et des différences, c'est une approche politique nouvelle qui doit  nous donner un nouveau souffle.

    Sans doute n'en sommes nous pas encore tout à fait conscients, mais à condition d'éviter les extrêmes ou purs discours rhétoriques, et en gardant toutes nos forces communes pour avancer ensemble, nous devrions bientôt trouver le bon vent, quelque part entre l'effort et le justice.


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  • Dans sa course ou son pas tranquille, chacun croise et saisit sans cesse des bribes de chansons, de mélodies, de conversations; arrêtant son regard sur une façade, un bouquet, une tache de couleur ou un objet posé sur un banc.

    Nos esprits capturent, effleurent, collectent, trient et emportent  pour un moment ou durablement des sensations, images, et souvenirs plus ou moins peu à peu tissés. 

    Les artistes amateurs ou passionnés veillent pour sentir et comprendre ces attitudes, en même temps qu'ils y reviennent de mille façons, en étapes successives de réflexions, esquisses, appropriations, inventions et partages.

    Partages pour témoigner, partages pour renvoyer à chacun de nous un peu de nos sensations abouties, de nos impressions formalisées, de rêves figurés....

    Les artistes ne seraient-ils pas des voleurs d'éléments épars choisis, saisis et réinventés pour nous? Les artistes ne seraient-ils pas des Hermès toujours en chemins entre le ciel et la terres les coeurs et les têtes les matières et la vie ?


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  • Par des fenêtres ouvertes dès le printemps, on entendrait tard dans la soirée des oiseaux dans les grands arbres de placettes bruissantes de bavardages entre voisins. Les enfants endormis rêveraient encore de cerf-volants, de voyages au centre de la terre et de héros magnifiques sortis de beaux livres aux graphismes et aux couleurs éblouissants. Des projets plein la tête, chacun aurait des tas de choses à faire; oubliant la télévision. D'ailleurs à la télévision on pourrait voir et revoir et revoir des films, documentaires et émissions en tous genres qui rendraient tout le monde plus curieux et plus savant.

    Partir au travail en fredonnant, sans casque sur les oreilles, pour entendre encore les rires aux terrasses et le linge propre et parfumé claquant dans le vent.

    Marcher en respirant pour profiter de toutes les odeurs de cuisine, de terre humide et de peinture fraîche !

    Posséder pour toute richesse, une main dans la sienne et des folies en tête.

    Partager plus d'idées, de force et de courage que de peur et d'ennui au pied de chaque immeuble et au coeur de chaque groupe de jeunes, d'amis, de partenaires ou de citoyens...

    Pour le 1er avril il est de coutume de dire un gros mensonge, mais nous voulons oser rêver plus loin, soulever les voiles qui cachent les sourires, les peur et les désirs.

    Hisser les voiles pour larguer ce vieux monde plombé de fausses certitudes utilitaristes et mesquines. 

    Il serait une fois un monde toute à redessiner par un grand architecte, un peintre, un poète et nous tous ensemble ! 


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  • Tandis que le monde s'accèlère et que l'on ne parvient plus à suivre une actualité aussi sensationnelle que fugace, nous pouvons aussi arrêter notre course pour gratter un peu la terre.

    Avec un pinceau, une brosse ou une truelle, une pelle et un tamis on s'assied pour progresser très lentement. Dépoussièrer, gratter, découvrir peu à peu les éléments les plus récents, les dernières traces de vies passées. Pour dévoiler le temps le plus ancien et le plus enseveli il faudra reprendre le livre à l'envers, et en déchiffrant la fin de l'Histoire la remonter doucement.C'est parce qu'on connait déjà la fin que l'on interroge le temps qui l'a forgé.

    Pour l'Historien qui s'emploie à remonter dans le temps de mille façons, cette démarche est surprenante. Car en Histoire on remonte à la génèse pour revenir par étapes au présent.

    L'archéologie exige de lire le livre à l'envers, sans sauter aucune page ni paragraphe, ni mot ni même blanc dans la marge ! Lire à l'envers une histoire pour en saisir chaque traces, élément, soubressaut et silence; en ne cherchant qu'à comprendre, sans vouloir rien récupérer !

    Belle aventure que l'on partage entre bénévoles, chercheurs, expert et rêveurs associés autour de chaque élément ! 

     


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