• Le bon vieux temps ?

    Chaque vie se sent un peu otage, prisonnière de lieux, espaces organisés et valeurs culturelles et artistiques. Insatisfaits par leur époque, certains anticipent; et cela depuis bien longtemps.Qaund on étudie Pietro d'Abano et les premiers médecins de l'Université de Padoue, on les voit enfreindre les interdits de l'Eglise toute puissante pour disséquer et essayer de comprendre le corps humain si fragile et mystèrieux. De même Leonardo da Vinci veut des véhicules adaptés à tous les types de terrains et veut même décoller du sol pour dépasser toutes les limites humaines en copiant la nature...La Renaissance italienne recherche dans le passé Romain la Cité idéale, et boudant les prouesses gothiques qui créent de pures merveilles dans le Nord et les Flandres, cherche à comprendre Vitruve. C'est donc ainsi que l'Homme occidental progresse, par le refus de ses limites. Aujourd'hui on le voit bien avec ce souci de ne plus vieillir !

    Mais où et quand trouver l'équilibre ? Il semble que chaque période ait cherché l'Age d'Or dans un passé magnifié ou dans un futur toujours inaccessible. Et la facilité du "bon vieux temps" est toute aussi déplacée que l'illusion d'un avenir meilleur. Ici et maintenant, dans chaque soupir du temps, le présent et le futur nous portent et nous nourrissent, sans s'opposer ni se confondre. Alors pourquoi ces vertiges et goûts pour l'abîme? Sans doute parce que nos dynamiques sont plus fortes que nos efforts de réflexion, de maturation et de recherche d'équilibre. Entre hier et demain, aujourd'hui nous file trop souvent entre les doigts. Or par la lecture, la pratique mesurée d'un art et le respect du rythme déjà des saisons, on entre mieux dans le temps quotidien, le temps, de chaque vie et le Temps tout entier.

    Envisitant les ruines romaines de Cimiez à Nice, on peut mesurer la taille de chaque salle et piscine, on peut imaginer les échanges entre les baigneurs en latin ou en ligure??? On peut aussi imaginer la chaleur des canalisation sur lesquelles on pouvait marcherpieds nus...Mais on peut aussi penser à ces très jeunes esclaves prisonniers de la fournaise, en danger permanent qui entretanient la tièdeur parfumée des salles confortables au dessus de leur si fragiles destins !

    Hier, comme demain, le temps qui échappait aux uns, pesaient aux autres étaient sans cesse mesuré et apprécié par quelques sages, stoiciens, humanistes, bouddhistes ou amerindiens observant chaque coucher de soleil et le ver de lune...... Bonne nuit !!!!!  


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